Dans ce blog vous retrouverez des articles sur les actions menées par notre Gouvernement, sur celles engagées par les acteurs locaux et sur la vie de notre mouvement “La République En Marche!”. 

Il est « interactif » alors n’hésitez pas à réagir dans le respect des uns et des autres bien entendu et en évitant injure et excès de langage…

notre mouvement préfère la bienveillance !

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Le test Hulot

En quittant le gouvernement, non sans fracas, Nicolas Hulot a suscité l’émotion. N’était-ce pas là un aveu d’impuissance et de lassitude après 15 mois de confrontation avec quelques-uns des défis les plus colossaux de l’époque : bouleversement climatique, érosion du vivant, contamination chimique des sols, des eaux, de l’alimentation, santé en péril, modèle de production et de consommation à bout de souffle… ? Certains se sont d’ailleurs précipités avec gourmandise pour interpréter cet acte comme un échec du gouvernement dans ce combat majeur.

Or, il ne s’agissait pas pour le ministre de la Transition écologique et solidaire d’envoyer un missile contre le président et son gouvernement. Il s’en est expliqué immédiatement : Nicolas Hulot a voulu lancer un défi, un «électrochoc »,  à tout le monde, gouvernement compris. En claquant la porte, il a voulu signifier qu’il n’y avait pas d’homme providentiel, de solutions faciles, et que le choix d’une nouvelle économie, de nouveaux comportements, d’un autre rapport à la nature, ne pouvait s’inscrire que dans une politique et une volonté commune de rupture avec le modèle énergivore et polluant qui domine la société et les esprits depuis deux siècles.

En dépit de ses efforts, Hulot s’est soudain senti seul, trop seul, pour inscrire ce qu’il qualifiait de « trajectoires irréversibles » vers  la grande mutation du siècle. La société française – et elle n’est pas la seule ! – se cabrait chaque jour un peu plus pour résister à cette transformation systémique. Dans un bel ensemble, le corporatisme des uns et les habitudes des autres, les intérêts de certains et les réflexes de tous, la pusillanimité des politiques et la « culture » collective refusaient l’obstacle et les changements radicaux qu’il signifiait. Aux yeux de Hulot, pénétré par l’urgence d’agir, les avancées restaient trop timides. Trop, peu, trop tard !  Certains pourront estimer que son acte spectaculaire est un signal désespérant et que le ministre aurait dû faire preuve de plus de détermination et de continuité, justement parce que les petits ruisseaux ne peuvent pas immédiatement former un grand fleuve. Peut-être. Quoi qu’on en pense, la démission de Hulot est une décision prise en conscience par un homme épuisé de se confronter sans cesse à la coalition des résistances d’une société toute entière. Et c’est cette résistance au changement qui doit nous interpeller, nous tous, le gouvernement ainsi que chaque acteur économique et social, chaque citoyen.

Malgré des progrès très significatifs sur le redoutable chemin de la transition écologique que Nicolas Hulot a conduit avec le soutien affirmé du président de la République – économie décarbonée à l’horizon 2040, fin des hydrocarbures, priorité aux transports du quotidien plutôt qu’aux grandes infrastructures inutiles comme Notre Dame des Landes, rénovation des bâtiments, économie circulaire, diminution de l’usage des pesticides comme le glyphosate, plan biodiversité… -, le verre reste à moitié vide. La cohérence des politiques publiques et le comportement de chacun restent marqués au fer rouge du passé. Il faut en changer si on ne veut pas compromettre l’avenir de tous et la prospérité de chacun.

Le départ de Hulot est un message, un cri, un défi. Collectivement, nous n’avons pas encore pris la mesure de l’enjeu. Ces derniers jours, un rapport de l’OCDE et de la Banque mondiale indiquait que neuf pays, neuf pays sur 180 seulement, respectaient leurs engagements climatiques pris lors du sommet de Paris. C’est dire l’immense difficulté de l’objectif.

La balle est désormais dans le camp de la société française. Celui du gouvernement d’abord qui dit avoir entendu le message de Hulot et vouloir approfondir et accélérer la nécessaire transition écologique. Emmanuel Macron a confié qu’il souhaitait amicalement que les réformes entreprises fassent regretter à Hulot son départ. Chiche ! Le progressisme passe par l’affirmation de la priorité écologique dont les transformations économiques et sociales dépendent.   

Jean-Paul Besset

(ex député européen)

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Les Municipales et leurs enjeux…

Tout le monde a bien compris l’enjeu des élections européennes. Notre projet national ne pourra aboutir que s’il se décline dans un contexte européen favorable, c’est ce qu’Emmanuel Macron s’efforce d’obtenir depuis le début de son mandat. Il est important que nos députés croient en l’Europe et que cette élection n’en soit pas réduite à un simple référendum (pour ou contre le pouvoir en place) comme le souhaiteraient certains…

Pour les municipales, depuis quelques décennies, des mécanismes se sont installés et fonctionnaient jusque là avec précision. Lorsque la droite gagnait le pouvoir, la gauche remportait les municipales comme pour contrebalancer les forces, et l’on constatait l’effet inverse en cas de victoire de la gauche. Aujourd’hui, dans ce « nouveau monde » voulu par Emmanuel Macron, bien malin celui qui se lancerait dans des pronostics…

Comment se présentent les municipales pour   La République en Marche ?

Sur le plan des forces en présence, ce n’est un secret pour personne, notre mouvement n’est pratiquement pas implanté dans les exécutifs communaux puisque la très grande majorité de celles et ceux qui s’y reconnaissent sont issus de la « société civile » , ils n’ont jamais adhéré à aucun parti et sont des « novices » en politique. Certes, ici et là, sur le plan national, dans les grandes villes, des élus ont fait leur choix et se sont clairement prononcés entrainant derrière eux quelques « partisans »… Seront-ils présents lors de la constitution des listes en 2020 ? les baromètres de popularité et la conjoncture suscitent parfois quelques revirements et  l’histoire nous dira si ces « ralliements » étaient sincères ou opportunistes…

Un autre élément nouveau pourrait changer la donne. En effet, plusieurs études montrent qu’aujourd’hui de nombreux élus baissent les bras devant les difficultés conjoncturelles. Pour la plupart d’entre eux, ils ont effectivement connu des périodes plus fastes, où le « miel de l’abondance » des subventions coulaient à flot… mais les temps ont changé et l’addition doit être payée car nous ne pouvons pas continuer à vivre à crédit trop longtemps. Emmanuel Macron l’a bien expliqué tout au long de sa campagne et nos compatriotes l’ont bien compris puisque c’est lui qu’ils ont choisi. C’est donc le moment pour eux de prendre leurs affaires en main. S’ils veulent transformer leur environnement, leur vie, leur quotidien, ils peuvent déjà commencer par essayer de transformer leur ville, leur commune !

Et localement ?

La situation sur notre territoire est particulière, pour ne pas dire « atypique » par rapport à ce qui se passe ailleurs. Non pas que nous soyons une « réserve gauloise » peuplée d’irréductibles ne voulant en faire qu’à leur tête, (quoi que…) mais dans le Livradois Forez, on ne prend pas ses ordres à Paris car il faut bien tenir compte de la réalité du terrain et surtout du contexte humain (ici on s’affronte avant d’aller ensuite manger ensemble…).

Dans la quasi-totalité des 58 communes de notre périmètre, (hormis l’exception d’Ambert) les conseils municipaux qui ont été élus l’ont été sans étiquette, ce qui est normal. Dans une commune de 190 âmes, chacun a ses opinions politiques et il n’est pas nécessaire d’en faire état pour bien gérer un budget. Lorsque j’étais jeune conseiller municipal, mon maire disait toujours « ce n’est pas parce qu’on refait un trottoir de droite qu’on est de droite ou inversement que l’on est de gauche.»

Pour autant, la politique est bien là et plusieurs maires se sont impliqués en donnant leur signature à notre candidat pour les Présidentielles, c’est un engagement courageux qui les a d’ores et déjà identifiés. Nous savons également que de nombreux autres élus nous ont rejoints, notamment lors des élections législatives. Le « turnover » des législative doit aussi se traduire à l’échelle communale et puisque les sortants ont l’air de ne plus y croire, il faut que nos concitoyens se prennent en charge et s’engagent dans leur commune en présentant leur candidature le moment venu. Selon le nombre d’habitants, cette initiative peut être individuelle, il n’est donc pas nécessaire de faire partie d’une liste, c’est mieux, mais ce n’est pas une obligation. Si vous avez un tel projet et que vous souhaitez vous investir pour faire changer les choses, le Comité LREM Ambert Livradois Forez vous aidera, nous communiquerons prochainement sur ce sujet.

Et à Ambert ? 

Traditionnellement à Ambert, la plus grande commune de notre territoire, les listes sont politiquement étiquetées.

Petite anecdote : lors des dernières élections, curieusement, la liste qui est arrivée en tête faisait du « Macron » avant l’heure. Sa tête de liste revendiquait haut et fort n’appartenir à aucun parti, n’être intéressée que par la Mairie d’Ambert, pratiquer l’ouverture, être disposée à travailler avec des gens de tous bords… Le style a, pour le moins, séduit mais aujourd’hui la Maire d’Ambert est Conseillère Régionale LR dans la mouvance de Laurent Wauquiez et Brice Hortefeux, bref la « droite extrême »

Il est peut-être encore un peu trop tôt pour dire ce qui se passera en 2020, mais une chose est certaine, avec ou sans les autres (partis politiques) les « marcheurs » seront présents aux municipales d’Ambert. Du reste, dès cette rentrée, nous commençons à travailler avec toutes les bonnes volontés qui ont souhaité participer à cette reconstruction. Les enjeux sont trop importants et le mode de vie et le fonctionnement de notre communauté de communes Ambert Livradois Forez seront au centre de notre projet. Il est indispensable que chacune des 58 communes dont Ambert est la locomotive de tête, aient une vision commune et un objectif commun à atteindre. Lorsque nos projets seront clairs et nos idées arrêtées, alors nous pourrons en discuter avec ceux de nos concurrents qui auront eu la même démarche que nous pour envisager, pourquoi pas, de faire route ensemble. D’ici-là, nous faisons une place autour de la table à tous ceux qui souhaitent donner leur avis, qu’ils soient tentés ou pas par une aventure municipale, qu’ils soient d’Ambert ou d’une commune voisine, qu’ils soient élus, anciens élus, l’avis de chacun nous intéresse, n’hésitez pas à vous faire connaitre…

Pour LaREM Ambert Livradois Forez

J.M. HERNANDEZ

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