Élections européennes : le choix de l’avenir

Élections européennes : le choix de l’avenir

Jamais les élections européennes n’auront revêtu un tel enjeu. Dimanche 26 mai, dans chacun des pays de l’Union européenne et quelques soient les nuances politiques des listes en présence, les peuples sont confrontés au même choix sur le fond : avancer dans la construction européenne  ou l’interrompre et reculer. C’est, au sens propre, un moment de vérité, un carrefour clé qui dessinera les contours  de l’espace collectif qui, qu’on le veuille ou non, détermine l’avenir des citoyens de chaque pays.

A l’échelle du continent, deux grandes tendances sont en concurrence.

Soit, comme nombre de scrutins nationaux peuvent le laisser craindre, les mouvements nationalo-populistes, s’appuyant sur la crise du modèle de société, agitant les peurs que le malaise général  engendre, surfant sur les ressentiments (et les intox), parviennent à  pousser dans le sens du repli derrière les frontières et les égoïsmes, sacrifiant l’intérêt collectif aux chimères du chacun pour soi et aux mythologies du passé.

Soit, comme nous l’espérons, les bâtisseurs d’un nouveau progrès humain l’emportent, permettant  d’engager la refondation de l’espace  européen – notre Maison commune -, de manière mieux intégrée, plus régulée socialement et économiquement, avec pour pierres d’angles l’impératif écologique et la solidarité, ouvrant ainsi l’espoir d’une nouvelle étape de paix, de coopération et de prospérité.

En France, les deux options sont clairement sur la table (et dans l’isoloir). Les listes sont nombreuses (34 !), reflétant la diversité des sensibilités (mais plus souvent les intérêts de boutique). Mais deux de ces listes seulement incarnent vraiment et sans ambiguïté l’enjeu du futur : celle du Rassemblement national, fidèle à son logiciel idéologique du rejet, et celle de la République en Marche et ses alliés, la liste Renaissance qui trace un nouvel horizon de progrès partagé.

Nationalistes contre progressistes, l’alternative est bien réelle. Elle est décisive.  Nous ne sommes pas en présence de clivages politiciens artificiels, ni d’un référendum pro ou anti Macron, ni encore d’une revanche du deuxième tour de l’élection présidentielle. Il s’agit d’un vrai choix par rapport à une réalité politique et historique majeure. On avance, avec plus d’Europe, ou on recule, avec moins d’Europe. Pour nous, aucune hésitation n’est permise. Aucun des grands défis de notre temps – la transition énergétique, la préservation de la diversité des espèces et du vivant, la révolution numérique, l’emploi, la protection sociale, la lutte contre les évasions fiscales, la sécurité anti terroriste… – ne peut être relevé hors d’un élan collectif, hors d’une Europe puissante, à l’opposé des frilosités et des repliements nationalistes. 

Le 26 Mai, l’avenir nous appartient.

Jean-Paul Besset

Ancien député européen

Ce contenu a été publié dans Actualité. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *